Friday, November 27, 2009

Oolong Main de Buddha d'hiver 2009

Récolté à la main fin octobre 2009.
Origine: Wenshan, au nord de Taiwan.
Cultivar: Oolong Main de Buddha (Fo Shou)

Process: oxydation basse à moyenne, roulé en boule, mais pas très compact, torréfaction légère et tiges non triées.

Comparé à ce printemps, l'oxydation est un donc un peu plus forte. Pas besoin de 2 versions cette fois-ci. Celle-ci est la bonne. Je le trouve très bien équilibré. Les arômes (d'hiver) sont un peu plus en retrait, mais ils gagnent en finesse.

En bouche, l'astringence est minimale pour cet Oolong. Je retrouve surtout du moelleux et une bonne structure. Des infusions longues ne le gênent pas, au contraire.

Sur mon Cha Xi, vous aurez reconnu le fruit 'Main de Buddha' (famille des citrons) qui a donné son nom à ce thé! Sa taille est impressionnante, de même que la taille des feuilles de ce thé. Elles ne tiennent à peine sur l'assiette du set de compétition!
Conseil: Utiliser un gaibei à base large comme mon gaibei 'Montagne et Eau' (utilisé dans ce Cha Xi) car ces grandes feuilles ont besoin de place pour bien s'ouvrir.

4 comments:

otto said...

Certain de retenir la main de Bouddha pour une prochaine commande... pourrait peut-être se marier avec le miel onctueux de Ouessant à la pointe citronnée qui, grâce au conservatoire des abeilles noires, est d'une insularité unique en ce bout du monde.

Rien à voir avec ton post: eu vent d'un oolong de haute montagne qui s'infuse à froid (Taïwan). Si j'ai tendance à préférer certains pu-ers refroidis, j'aimerais savoir si tu as déjà goûté pareil breuvage. Est-ce le fruit d'une tradition particulière ou bien là encore un regrettable effet marketing. Merci Stéphane pour tous ces trésors partagés.
Cha da viken!

otto said...

précision: bien sûr, un miel de cette qualité ne se mange autrement qu'à la petite cuillère tout comme le oolong Main de Bouddha ne pourrait se boire autrement ;)

Stephane said...

Otto,
Il est possible d'infuser tous les thés à froid (cela dure alors plusieurs heures). En chinois, on parle de Leng Pao. C'est effectivement assez marketing, car en infusant à froid, on n'infuse qu'une fois et l'on ne tire pas tout le 'jus' des feuilles. (Cela fait consommer plus). A la rigueur, on peut le faire en été avec des thés de basse qualité (dont les infusions poussées sont amères et/ou astringentes). Mais pour le bon thé, l'eau bouillante reste de mise.

Karen said...

It's always such a thrill to receive a package from Stéphane!!
This is my first Buddha Hand and I think it will be a tough act to follow. My first infusion seemed thin (although with a very lingering, sweet aftertaste) and things just keeping improving with each brew. A nice match for (by my account, anyway) the first day of spring.